lundi 9 mai 2011

Obésité: ce qu'attendent les patients


 Obésité: ce qu'attendent les patients

Une étude réalisée en février dernier auprès de 8500 Européens en surcharge pondérale, dans 17 pays, dont la France, révèle ce que les patients attendent de leur traitement.

La famille: premier soutien devant le médecin
Sur la table, tartines à beurrer, salades de fruits, et fromage frais sont servis aux invités. Dans la salle comble, sur l'écran, les PowerPoint révèlent les attentes de soutien des Européens, dont les Français, sous les yeux des médecins nutritionnistes Bernard Guy-Grand et Arnaud Cocaul qui officient à Paris. Selon l'étude ICM pour le laboratoire GSK, les Européens souhaitent avant tout être aidés par leur famille dans leur démarche de perte de poids. Près d'une personne sur deux privilégie en effet ses proches contre seulement une sur cinq en moyenne pour les professionnels de la santé. Notons qu'en France, 27% des hommes se disent prêts à être aidés par leur médecin contre 19% seulement des Européens. Les Françaises, elles, relèguent en dernière position l'aide d'une amie, n'y répondant que très peu favorablement par rapport aux Européennes. Ces chiffres n'étonnent pas le nutritionniste Bernard Guy-Grand qui préconise que les gens soient aidés moralement: "ll faut lutter contre la stratégie du commandeur, chaque personne ayant besoin d'entendre un discours personnalisé qui l'aiderait dans sa démarche", affirme-il.  
"Il est possible de perdre du poids en conservant ses habitudes alimentaires, à condition que ce soit avec tact et mesure."
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Maigrir sans efforts: possible?
Malgré des habitudes alimentaires différentes, les Européennes ont des attentes communes. Un tiers d'entre elles dit vouloir des instructions sur l'alimentation. Une sur deux se souhaiterait manger le même type de nourriture auquel elles sont habituées, tandis qu'un tiers souhaite des instructions alimentaires. Les Européennes, 42% contre 26% pour les Françaises, souhaiteraient aussi perdre du poids sans faire (trop) d'efforts physiques, selon " un programme d'activité physique qui soit fun et facile à vivre ". Le Pr Guy-Grand ne veut pas donner de faux espoirs et juge que ce désir ne peut pas être réalisé.  
Anne-Sophie Joly a perdu 40 kilos. Aujourd'hui, Présidente duCollectif national d'obèses (CNAO), seule association contre l'obésité reconnue par le ministère de la Santé, elle tempère les propos du nutritionniste: "Il est possible de perdre du poids en conservant ses habitudes alimentaires, à condition que ce soit avec tact et mesure ".

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