mercredi 1 décembre 2010

Des virus à l'attaque des cellules cancéreuses

Une voie actuellement à l'étude pour lutter contre les tumeurs métastasiques consiste à programmer des adénovirus, un type particulier de virus, pour qu'ils se reproduisent sélectivement dans les cellules cancéreuses au point de les faire éclater. Un des défis de la recherche sur ce sujet consiste à trouver le bon "véhicule",vecteur diront les scientifiques, permettant d'amener ces "bons" virus au coeur de leur cible. Dans ce domaine, des cellules souches infectées semblent être intéressantes.

C'est dans ce contexte qu'une équipe de huit chercheurs espagnols de l'hôpital universitaire Enfant Jésus de Madrid et de l'Institut Catalan d'Oncologie (ICO) de Barcelone a étudié une tellestratégie thérapeutique appliquée à quatre enfants atteints de neuroblastome, une tumeur solide extra-crânienne, forme la plus fréquente de cancer chez le jeune enfant.

L'adénovirus modifié est baptisé ICOVIR-5 et le vecteur testé sont des cellules souches mésenchymateuses issues de la moelle osseuse. Les résultats de cette étude exploratoire publiée dans la revue Cancer Gene Therapie sont prometteurs: non seulement ce traitement s'est avéré extrêmement bien toléré mais l'un des quatre enfants présente une surprenante rémission complète de la maladie trois ans après la thérapie (deux sont décédés un an après). Forts de ce cas heureux et sans vouloir susciter de fausses espérances, le groupe de chercheurs a mis en route un essai clinique de phase I (évaluation de la tolérance et des effets secondaires) auprès d'un groupe de 15 enfants de toute l'Espagne: si la publication des résultats date de quelques mois déjà, leur communicationpublique récente a notamment pour but de boucler la constitution du groupe. Selon Manuel Ramirez, un des chercheurs impliqués, les premiers résultats pourraient être annoncés d'ici fin 2011.

vendredi 19 novembre 2010

ENVOLÉE ÉPIDÉMIQUE DE ROUGEOLE EN FRANCE


Alors que la politique française d’éradication de la rougeole avait pour horizon 2010, on assiste inversement à une intensification de l’épidémie derougeole. Explications et conséquences.

3.000 cas de rougeole en 2010

On assiste en France à une épidémie de rougeole depuis 2008, laquelle s’est encore intensifiée cette année. Selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), plus de 3 000 cas de rougeole ont été déclarés entre janvier et août 2010, contre 44 cas durant l’année 2007.
Des foyers épidémiques de rougeole ont été enregistrés dans des crèches, des écoles, parmi des étudiants et des gens du voyage. Certains départements sont plus touchés que d’autres, comme l’Ariège, l’Aveyron, le Gers, la Haute-Garonne, les Hautes-Alpes, la Haute-Vienne, la Loire-Atlantique, le Loir-et-Cher, les Pyrénées orientales, le Tarn et la Vienne.

L’état vaccinal de la population reste insuffisant

Les données de l’InVS confirment que les personnes atteintes de la rougeoleétaient majoritairement non vaccinées (82% des cas de rougeole recensés) ou incomplètement vaccinées (14% n’avaient qu’une injection au lieu de deux).
Le problème est que la couverture vaccinale contre la rougeole(pourcentage de vaccinés contre cette maladie) stagne autour de 87% chez les nourrissons de 24 mois (pour au moins une dose de vaccin). Cette couverture est insuffisante pour éradiquer la maladie, c’est-à-dire pour stopper la circulation du virus de la rougeole. Résultat, les adultes non vaccinés sont nombreux et le virus peut leur être transmis par leur entourage. Non seulement le virus de larougeole est particulièrement contagieux, mais en plus, les adultes présentent « un risque accru de développer une forme sévère de la maladie », précise le Ministère de la Santé. Rappelons en effet que la rougeole n’est pas toujours une maladie infantile bénigne. Depuis 2008, sur les 5.000 cas déclarés en France, 4 personnes sont décédées de complications neurologiques ou de troublespulmonaires, tandis qu’un tiers environ des malades ont dû être hospitalisés.
Autrement dit, vacciner systématiquement les enfants contre la rougeolea le double avantage de les protéger et de protéger aussi les adultes non vaccinés. L’avantage est même triple puisque l’on protège aussi de cette façon les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (de 0 à 12 mois).
En conclusion, il est vraiment très important de veiller à maintenir son calendrier vaccinal à jour et celui de ses enfants !
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jeudi 11 novembre 2010

Le 3ème congrès international de toxicologie, du 11au 13 novembre à Fès- Maroc

Relevé dans la MAP
Le 3-ème congrès international de toxicologie, placé cette année sous le signe "toxicologie: au-delà de la dimension médicale", aura lieu du 11 au 13 novembre à Fès.
Des toxicologues de France, d'Algérie, d'Iran, de Belgique et du Maroc se pencheront, trois jours durant, sur des thématiques scientifiques se rapportant aux dernières pratiques en matière de traitement de l'addictologie, des toxines, des intoxications chez l'enfant, des monoxydes de carbones et des perturbateurs endoctriniens.
Les participants, réunis par la société marocaine de toxicologie clinique et analytique (SMTCA), principale initiatrice de cet évènement, examineront, entre autres, la caractérisation des substances de la performance dans les phanères, le dosage des cannabinoides dans le suivi des toxicomanes, la mortalité prématurée par intoxications et les erreurs médicamenteuses en toxicologie.
L'intoxication au monoxyde de Carbonne, un sujet qui revient chaque hiver sur le devant de la scène, sera longuement débattue lors de ce congrès.
Des panelistes exposeront des sujets ayant trait aux facteurs de gravité et à la prise en charge de l'intoxication au monoxyde de carbone, ainsi qu'à la stratégie nationale de lutte contre les intoxications au monoxyde de carbone.
La rencontre sera également marquée par la présentation de l'expérience du Centre Anti-Poison du Maroc en matière d'intoxications par les médicaments chez l'enfant, par les drogues et au phosphure d'aluminium.
Fondée en 2003, la SMTCA s'assigne pour principaux objectifs la promotion de la sécurité et des vigilances sanitaires liées aux risques toxiques, l'amélioration de la prise en charge des sujets intoxiqués et la mise en valeur et le développement de la toxicologie analytique.
 

mercredi 3 novembre 2010

Lutter contre les maladies cardiovasculaires

La prise en charge des maladies cardiovasculaires est un des domaines de la médecine qui a le plus progressé au cours des dernières décennies. Pourtant, ces maladies font encore 500 morts par jour en France et la question montante de l'obésité, devenue un problème de santé publique, laisse présager l'apparition de complications cardiovasculaires chez des personnes de plus en plus jeunes. C'est pourquoi les Etats  ont fait de la lutte contre ces maladies l'une de ses priorités.
    
SYSTÈME REPRODUCTEUR
   
COEUR ET CIRCULATION