Le Congrès national sur l'obésité réunissant à Montréal plus de 600 délégués s'est terminé hier. Le problème est criant. L'obésité n'est plus un problème individuel, mais bien collectif, car on peut désormais la qualifier de maladie. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), elle, la qualifie d'épidémie et nombreux sont ceux qui, comme moi, estiment qu'il s'agit désormais du problème de santé publique du XXIe siècle.
Depuis plus de trente ans, les statistiques prennent du poids et sont maintenant terriblement inquiétantes. Au Canada, 61% des adultes sont en surpoids et près du quart sont désormais obèses. Chez les enfants la situation est également de plus en plus alarmante: plus de 25% de ceux-ci sont en état de surpoids et près de 10% ont déjà franchi le seuil de l'obésité. Une formidable crise.
Les adultes obèses aujourd'hui ne l'étaient pas alors qu'ils étaient enfants. Pour ceux-ci, l'obésité est associée à un risque accru de décès prématuré et d'incapacité à l'âge adulte.
SURPOIDS ET OBÉSITÉ
Le surpoids et l'obésité sont définis par l'OMS comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. Une mesure simple, l'indice de masse corporelle (IMC), permet d'estimer le surpoids et l'obésité chez les adultes des deux sexes. Un IMC égal ou supérieur à 25 est signe de surpoids tandis qu'un IMC égal ou supérieur à 30 correspond à l'obésité.
L'IMC s'obtient en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètre) au carré. Par exemple: si le poids d'une personne est de 80 kilos et qu'elle mesure 1 mètre 70, le calcul est: 80 divisé par (1,70 x 1,70) soit, 80 ÷ 2,89, ce qui donne un IMC équivalent à 27,7. Cette personne est donc en état de surpoids. Elle n'est pas seule, car à travers le monde, plus de 1,7 milliard de personnes sont dans la même situation et, d'ici 2015, plus de 2,3 milliards le seront...
Les personnes qui souffrent de surpoids ont généralement tendance à continuer à accumuler les kilos et plusieurs franchiront le seuil de l'obésité qui correspond à un IMC égal ou supérieur à 30. Plus de 500 millions de personnes sont dans cet état aujourd'hui et d'ici 2015, plus de 700 millions le seront. Lorsque l'IMC atteint 40, l'obésité est qualifiée de «morbide» et la personne qui est dans cet état souffrira probablement, tôt ou tard, de graves maladies causées par l'excès de poids. Au Québec seulement, près de 1,2 million de personnes sont désormais obèses et plus de 250 000 comptent dans les rangs des obèses morbides.
Les conséquences du surpoids et de l'obésité sont majeures. Plus l'IMC est élevé, plus il devient un facteur important de risque de maladies chroniques. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les troubles musculo-squelettiques et certains cancers prolifèrent chez ceux dont l'IMC est élevé. Déjà, au Canada, près de 25 000 personnes meurent chaque année des conséquences de l'obésité et le poids de celle-ci risque fort de devenir insupportable pour les finances publiques.
CAUSES
La cause fondamentale du surpoids et de l'obésité peut sembler simple: les calories consommées sont supérieures à celles dépensées. Cependant, pourquoi partout dans le monde, on consomme désormais à un rythme effréné plus de calories qu'on en dépense? Le monde a changé.
Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte toutefois, deux sont évidents. Nous sommes de plus en plus sédentaires et nous ne réalisons plus ou pas assez d'exercices physiques. Moins de 50% des enfants réalisent les 60 minutes d'activités par jour qui leur seraient nécessaires et seulement 15% des adultes réalisent les 150 minutes d'activités par semaine essentielles pour rester en bonne forme.
Par ailleurs, grâce à un marketing omniprésent, on se nourrit désormais surtout d'aliments très caloriques riches en graisses et en sucres, mais également très pauvres en vitamines, en minéraux et autres micronutriments. Près de 50 % des personnes de 12 ans et plus consomment moins de cinq fruits et légumes par jour et se nourrissent d'aliments préparés à l'extérieur de la maison. Plus du tiers des enfants de 6 à 8 ans et près de la moitié des jeunes de 15 à 16 ans consomment tous les jours sucreries et boissons sucrées qui se substituent petit à petit aux boissons de base que sont l'eau et le lait...
Notre société engendre l'obésité. Le problème ne relève plus uniquement de la responsabilité des individus, mais également des intervenants de l'industrie et de la classe politique.
Trois priorités pour prévenir l'obésité infantile ont été établies par des experts internationaux dans le cadre du Congrès national sur l'obésité: interdire la publicité à l'intention des jeunes de moins de 16 ans, taxer la malbouffe pour subventionner les légumes et, enfin, mieux concevoir l'aménagement des villes pour démocratiser la pratique d'activités physiques.
www.sante.canoe.com
Depuis plus de trente ans, les statistiques prennent du poids et sont maintenant terriblement inquiétantes. Au Canada, 61% des adultes sont en surpoids et près du quart sont désormais obèses. Chez les enfants la situation est également de plus en plus alarmante: plus de 25% de ceux-ci sont en état de surpoids et près de 10% ont déjà franchi le seuil de l'obésité. Une formidable crise.
Les adultes obèses aujourd'hui ne l'étaient pas alors qu'ils étaient enfants. Pour ceux-ci, l'obésité est associée à un risque accru de décès prématuré et d'incapacité à l'âge adulte.
SURPOIDS ET OBÉSITÉ
Le surpoids et l'obésité sont définis par l'OMS comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. Une mesure simple, l'indice de masse corporelle (IMC), permet d'estimer le surpoids et l'obésité chez les adultes des deux sexes. Un IMC égal ou supérieur à 25 est signe de surpoids tandis qu'un IMC égal ou supérieur à 30 correspond à l'obésité.
L'IMC s'obtient en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètre) au carré. Par exemple: si le poids d'une personne est de 80 kilos et qu'elle mesure 1 mètre 70, le calcul est: 80 divisé par (1,70 x 1,70) soit, 80 ÷ 2,89, ce qui donne un IMC équivalent à 27,7. Cette personne est donc en état de surpoids. Elle n'est pas seule, car à travers le monde, plus de 1,7 milliard de personnes sont dans la même situation et, d'ici 2015, plus de 2,3 milliards le seront...
Les personnes qui souffrent de surpoids ont généralement tendance à continuer à accumuler les kilos et plusieurs franchiront le seuil de l'obésité qui correspond à un IMC égal ou supérieur à 30. Plus de 500 millions de personnes sont dans cet état aujourd'hui et d'ici 2015, plus de 700 millions le seront. Lorsque l'IMC atteint 40, l'obésité est qualifiée de «morbide» et la personne qui est dans cet état souffrira probablement, tôt ou tard, de graves maladies causées par l'excès de poids. Au Québec seulement, près de 1,2 million de personnes sont désormais obèses et plus de 250 000 comptent dans les rangs des obèses morbides.
Les conséquences du surpoids et de l'obésité sont majeures. Plus l'IMC est élevé, plus il devient un facteur important de risque de maladies chroniques. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les troubles musculo-squelettiques et certains cancers prolifèrent chez ceux dont l'IMC est élevé. Déjà, au Canada, près de 25 000 personnes meurent chaque année des conséquences de l'obésité et le poids de celle-ci risque fort de devenir insupportable pour les finances publiques.
CAUSES
La cause fondamentale du surpoids et de l'obésité peut sembler simple: les calories consommées sont supérieures à celles dépensées. Cependant, pourquoi partout dans le monde, on consomme désormais à un rythme effréné plus de calories qu'on en dépense? Le monde a changé.
Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte toutefois, deux sont évidents. Nous sommes de plus en plus sédentaires et nous ne réalisons plus ou pas assez d'exercices physiques. Moins de 50% des enfants réalisent les 60 minutes d'activités par jour qui leur seraient nécessaires et seulement 15% des adultes réalisent les 150 minutes d'activités par semaine essentielles pour rester en bonne forme.
Par ailleurs, grâce à un marketing omniprésent, on se nourrit désormais surtout d'aliments très caloriques riches en graisses et en sucres, mais également très pauvres en vitamines, en minéraux et autres micronutriments. Près de 50 % des personnes de 12 ans et plus consomment moins de cinq fruits et légumes par jour et se nourrissent d'aliments préparés à l'extérieur de la maison. Plus du tiers des enfants de 6 à 8 ans et près de la moitié des jeunes de 15 à 16 ans consomment tous les jours sucreries et boissons sucrées qui se substituent petit à petit aux boissons de base que sont l'eau et le lait...
Notre société engendre l'obésité. Le problème ne relève plus uniquement de la responsabilité des individus, mais également des intervenants de l'industrie et de la classe politique.
Trois priorités pour prévenir l'obésité infantile ont été établies par des experts internationaux dans le cadre du Congrès national sur l'obésité: interdire la publicité à l'intention des jeunes de moins de 16 ans, taxer la malbouffe pour subventionner les légumes et, enfin, mieux concevoir l'aménagement des villes pour démocratiser la pratique d'activités physiques.
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