Après 14 ans d’efforts, une équipe de chercheurs montréalais a réussi à mettre au point un test permettant de détecter de façon précoce la maladie d’Alzheimer à partir du sang.
L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a en effet dévoilé mercredi les résultats d’une étude clinique prouvant l’efficacité d’une analyse sanguine basée sur un processus biochimique à partir d’une hormone sécrétée par le cerveau, la déhydroépiandrostérone (DHEA).
Cette hormone de la famille des stéroïdes est présente naturellement en concentration élevée dans le cerveau, où elle a de nombreux effets biologiques. Elle est réputée pour ses propriétés anti-vieillissement. La DHEA, qui est produite par un processus chimique appelé oxydation, tend à diminuer avec l’âge ou lorsqu’une personne est atteinte d’une neurodégénérescence.
À partir de ce principe, les chercheurs ont découvert que cette oxydation favorise la production de DHEA dans les prélèvements sanguins effectués chez des personnes saines, mais pas dans ceux de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
« Nous avons trouvé qu’il existe une corrélation entre l’incapacité à produire assez de DHEA par oxydation dans le sang et le degré de détérioration cognitive des patients atteints de la maladie », explique en entrevue le Dr Vassilios Papadopoulos, directeur de l’Institut de recherche du CUSM.
Le test mis au point par l’équipe du Dr Papadopoulos peut non seulement détecter la maladie de façon précise et répétée à partir de petits échantillons sanguins, il peut le faire à différents stades précoces de la maladie.
D’autres études cliniques sont en cours, mais le chercheur croit que la commercialisation du test est pensable d’ici deux ans. « Il est vital d’effectuer un test biochimique précis, simple, spécifique et non invasif qui appuie les résultats cliniques », dit-il.
À qui s’adresse ce test ? « À tout le monde, répond Dr Papadopoulos. Environ 95 % des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer ou tout autre forme de démence n’ont pas d’historique de la maladie dans leur famille. »
À l’heure actuelle, la maladie d’Alzheimer est diagnostiquée selon les critères suivants : les antécédents familiaux, les renseignements sur le patient ainsi que l’évaluation de l’état mental et l’examen physique en nous concentrant sur les signes neurologiques.
À l’exception d’une analyse post-mortem des tissus cérébraux, aucun outil commercial ne permet de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer de façon définitive. Des équipes de chercheurs d’autres pays ont annoncé ces dernières années la création de tests sanguins pour détecter l’Alzheimer, mais aucun n’a encore été autorisé à être commercialisé.
Cette recherche publiée dans la livraison de ce mois-ci du Journal of Alzheimer’s Disease.
Selon la Société d’Alzheimer du Canada, 500 000 Canadiens sont atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée. Environ 71 000 d’entre eux ont moins de 65 ans.
http://www.ruefrontenac.com/
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L’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a en effet dévoilé mercredi les résultats d’une étude clinique prouvant l’efficacité d’une analyse sanguine basée sur un processus biochimique à partir d’une hormone sécrétée par le cerveau, la déhydroépiandrostérone (DHEA).
Cette hormone de la famille des stéroïdes est présente naturellement en concentration élevée dans le cerveau, où elle a de nombreux effets biologiques. Elle est réputée pour ses propriétés anti-vieillissement. La DHEA, qui est produite par un processus chimique appelé oxydation, tend à diminuer avec l’âge ou lorsqu’une personne est atteinte d’une neurodégénérescence.
À partir de ce principe, les chercheurs ont découvert que cette oxydation favorise la production de DHEA dans les prélèvements sanguins effectués chez des personnes saines, mais pas dans ceux de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
« Nous avons trouvé qu’il existe une corrélation entre l’incapacité à produire assez de DHEA par oxydation dans le sang et le degré de détérioration cognitive des patients atteints de la maladie », explique en entrevue le Dr Vassilios Papadopoulos, directeur de l’Institut de recherche du CUSM.
Le test mis au point par l’équipe du Dr Papadopoulos peut non seulement détecter la maladie de façon précise et répétée à partir de petits échantillons sanguins, il peut le faire à différents stades précoces de la maladie.
D’autres études cliniques sont en cours, mais le chercheur croit que la commercialisation du test est pensable d’ici deux ans. « Il est vital d’effectuer un test biochimique précis, simple, spécifique et non invasif qui appuie les résultats cliniques », dit-il.
À qui s’adresse ce test ? « À tout le monde, répond Dr Papadopoulos. Environ 95 % des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer ou tout autre forme de démence n’ont pas d’historique de la maladie dans leur famille. »
À l’heure actuelle, la maladie d’Alzheimer est diagnostiquée selon les critères suivants : les antécédents familiaux, les renseignements sur le patient ainsi que l’évaluation de l’état mental et l’examen physique en nous concentrant sur les signes neurologiques.
À l’exception d’une analyse post-mortem des tissus cérébraux, aucun outil commercial ne permet de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer de façon définitive. Des équipes de chercheurs d’autres pays ont annoncé ces dernières années la création de tests sanguins pour détecter l’Alzheimer, mais aucun n’a encore été autorisé à être commercialisé.
Cette recherche publiée dans la livraison de ce mois-ci du Journal of Alzheimer’s Disease.
Selon la Société d’Alzheimer du Canada, 500 000 Canadiens sont atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée. Environ 71 000 d’entre eux ont moins de 65 ans.






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