lundi 16 mai 2011

L’ostéopathie, un coup de pouce supplémentaire pour tomber enceinte


Pour un ostéopathe, l’organisme doit fonctionner comme une belle mécanique : il faut que chaque élément bouge librement, que rien n’entrave la vascularisation des tissus et que les commandes nerveuses ne rencontrent aucun obstacle. C’est pourquoi il s’attache à repérer sous ses doigts les "pertes de mobilité" : les blocages et les zones de tension. 

Pas de protocole standard de prise en charge

En matière d’infertilité, il ausculte tout particulièrement le bassin, le sacrum, le coccyx, les hanches, les viscères, le diaphragme ; mais aussi la colonne vertébrale directement liée au bassin. Il s’intéresse enfin au crâne, car il renferme des glandes endocrines qui sécrètent des hormones indispensables à la fertilité.

Il n’existe pas de protocole standard de prise en charge, validé par des preuves scientifiques. Chaque ostéopathe travaille à sa manière, en fonction de son expérience.

Aider l’organisme, notamment en complément d’une AMP

Depuis la parution en 2007 d’un décret encadrant la pratique de l’ostéopathie, les manœuvres gynécologiques internes sont interdites. Seuls les sages-femmes et les médecins formés à l’ostéopathie ont le droit de pratiquer un toucher vaginal ou un toucher rectal.

« Sincèrement, je ne pense pas que cela ait entamé le taux de réussite. On obtient quand même de bons résultats », observe François Allart, un ostéopathe (DO) qui dispense des formations sur l’infertilité. Ces résultats restent, néanmoins, difficiles à quantifier. Nathalie Peltier, ostéopathe (DO), l’admet volontiers : « L’ostéopathie n’est pas miraculeuse, mais elle aide l’organisme à se mettre dans de bonnes conditions, notamment dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation (AMP). » On ne risque rien à essayer.

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